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Classement alphabétique
 

Qu’il vous sourie le printemps pour lire au coin du feu ou sur une terrasse :

venez découvrir nos livres et les emprunter à la bibliothèque du Pays-d’Enhaut !

Documentaires :

 

Des histoires de vaches !

QUI VEUT LA PEAU DES VACHES ? Claude Aubert, 160 p., Terre Vivante, 2022. Cote 636.Un regard critique mais serein sur le fait que les vaches en produisant du méthane dérèglent le climat. Chiffres à l’appui, ce livre démontre qu’il y a vaches et vaches. Pour la faire simple, celles que l’on aime et celle que l’on exploite. Devinez lesquels polluent le moins ou si peu, et comment cela est possible. Et si vous l’emprunter partez à la recherche de façons de faire encore mieux. Un délice pour notre région. D’autres livres à propos des vaches à la cote 636, ou ailleurs dans nos rayons. Nous en avons aussi quelques-uns sur les fromages !


VACHES. Laurence Barruel, Daniel Brugès, 192 p., De Borée, 2020. Cote 636. 
Toutes sortes de vaches et de façons de les appréhender, des portraits d’éleveur-es et de très belles photos.


Des histoires de mondes !
LA PLUS BELLE HISTOIRE DU MONDE. Hubert Reeves, Joël de Rosnay, Yves Coppens et Dominique Simonet, Points, 197 p., 1996. Cote 502.
Hubert Reeves nous raconte l’univers de son tout début jusqu’à la formation de notre planète Terre. Joël de Rosnay nous emmène voir la vie, du tout début jusqu’à l’arrivée de l’être humain. Yves Coppens nous parle d’humanité, ce qui nous spécifie et ce qui nous unit. Dominique Simonet lie le tout par un douce synthèse et des questions pertinentes. Un livre tout simple pour comprendre, selon la science, d’où nous venons et ce que nous sommes.

                                                                                              

Essais :

COMMENT çA VA PAS ? CONVERSATION APRÈS LE 7 OCTOBRE. - Delphine Horvilleur                                                         

En ces temps tragiques au Proche-Orient, marqués par la polarisation des déclarations sans nuances, d’une haine déshumanisante qui diabolise les parties sans les rapprocher, la parole, à chaud, d’une femme rabbin libérale, bouleversée par les événements. Comment ne pas être sidéré par la cruauté du 7 octobre et inquiet du retour d’un antisémitisme décomplexé. Comment ne pas être horrifié par le massacre de milliers de civils dans la souricière de Gaza. Si leur souffrance n’est pas l’objet de cet essai, le texte s’ouvre toutefois sur une citation du poète palestinien Mahmoud Darwich. « Quand tu mènes tes guerres, pense aux autres. N’oublie pas ceux qui réclament la paix. Quand tu t’exprimes par métaphore, pense aux autres, ceux qui n’ont pas droit à la parole. »             

LE COUTEAUSalman Rushdie                                                                                                                                                                                Dans « Le Couteau », Salman Rushdie revient sur l’attaque au couteau dont il a été victime plus de trente ans après la fatwa prononcée contre lui. Cette tentative d’assassinat, qui a failli le tuer, lui coûtera un œil et l’usage d’une main. Le fin lettré, érudit, y décrit ses blessures, la longue convalescence et l’amour de ses proches. Une réflexion intime, qui entrelace, verve imaginative, humour, ironie, intelligence, réflexion sur le bonheur et la nécessité de l’écriture comme espace de liberté. « Le couteau, le seul qui vaille est celui du langage, capable d’ouvrir le monde ». Une réponse à la violence par l’art.

Là OÙ CROÎT LE PÉRIL… CROÎT AUSSI CE QUI SAUVE ! Hubert Reeves. (Éditions du Seuil, 2013. Cote 501). Cosmologie.

Des confins de l’univers à notre chère planète Terre, Hubert Reeves nous raconte l’histoire – notre histoire, celle de la vie et de l’humanité ! – d’un point de vue à la fois scientifique et humain, passé et à venir.
Son petit livre d’à peine 150 pages est facile à lire. Il commence par ce qu’il appelle « la belle histoire », soit le nombre de coïncidences qui rendent possible la vie sur Terre; sans elles nous ne serions pas là pour en parler ! Parmi celles-ci, on notera l’orbite ronde de notre planète autour du Soleil, ce qui est rare et nous donne une température ambiante constante. Ou aussi le noyau chaud de la planète qui crée le magnétisme et donc nous protège des rayons cosmiques. Il détaille ensuite la création du terreau fertile – l’air, l’eau et la terre ! – qui permettra progressivement l’apparition de la vie, puis son évolution jusqu’à notre propre espèce. Il continue en racontant « la moins belle histoire », celle où l’émergence de l’intelligence permet à l’humanité de survivre et de modeler son territoire, mais trop souvent aux dépends de l’environnement et par l’extinction d’un nombre considérable d’autres espèces vivantes. Cette partie du livre est franchement triste, car la liste des espèces disparues, du fait de l’être humain, n’est ni récente, ni courte et l’humanité pourrait finir par y figurer.
Mais le livre reprend ensuite avec espoir l’histoire de la philosophie et de la nature, fait le constat de plus en plus évident de la fragilité de la vie et évoque le lien nécessaire entre tous les éléments de la biodiversité. Il cite au passage quelques exemples de succès dans la protection de la vie et mentionne l’importance de la compassion dans le processus de progrès.
Reprenant alors le faisceau des coïncidences extraordinaires, Hubert Reeves, sans vraiment y répondre se demande si « dame nature » a voulu ou non l’existence de l’humanité et de l’intelligence, la gestion de la complexité. Selon lui, l’intelligence qui a tenu un rôle si négatif dans la moins belle histoire peut désormais prendre part à la belle histoire en exprimant une « éthique de la terre » et en réussissant ce qu’il appelle «l’examen de passage » de la conscience de notre existence.
Un livre à partager et à faire connaître, à tout le moins avec celles et ceux qui aiment l’humanité et son devenir, ou qui pourraient apprendre à les aimer mieux.
Bonne lecture !

LA MAGIE DE L'ÉCOUTE. Francesca Sacco. « Entretiens avec des bénévoles de la main tendue (143) et de SOS amitiés (France) », 223 p., Georg 2019. Cote 614.L’importance et l’efficacité des « lignes téléphoniques d’entraides » est connue mais sont peu étudiées. Ce recueil de témoignages et sa longue introduction comblent en partie cette lacune. Une lecture solidaire, mais aussi un signe d’espoir en faveur du bien-vivre et du vivre-ensemble.


MANIÈRE D'ÊTRE VIVANT. ENQUÊTES SUR LA VIE à TRAVERS NOUS. Baptiste Morizot, Actes Sud, 256 pages, cote 502.7. L’auteur nous rappelle de diverses façons que la vie est en nous, mais aussi tout autour de nous et que c’est cette interrelation, harmonieuse et heureuse, qui rend toute vie possible. Un livre vivifiant.

TU NE VAS PAS SORTIR COMME çA ? LE FÉMINISME EXPLIQUÉ à MON P
ÈRE. Fanny Anseaume, 208 pages, Leduc, 2021. L’égalité de genre n’est pas une mince affaire. Et à mon avis, elle ne progressera que quand les discriminations présentes des deux côtés se réduiront. Oui, il y en a des deux côtés : les hommes vivent moins longtemps, doivent apprendre la guerre et donc la violence et peuplent majoritairement les prisons, par exemple. Mais ce livre nous rappelle aussi, par des phrases-clés, combien les préjugés pèsent sur les femmes, combien ils sont pesants ou inadéquats et combien il importe de les connaître pour les comprendre et les dépasser. Une lecture à mettre entre toutes les mains, celles de nos filles et de nos pères, de bien d’autres personnes encore.

« Du temps et de l’eau. Requiem pour un glacier », Andri Snear Magnason, 368 p., Alisio 2021. Cote 551.3.
L’Islande possède les plus grands glaciers d’Europe – et beaucoup d’auteurEs de talent. Est-ce un roman, un documentaire, une biographie, des histoires dans l’histoire ? Un peu de tout cela et de la magie du monde, de sa tristesse parfois, de nos espoirs alors. Même sans les glaciers ? Ce serait dommage.

MEMO SUR LA NOUVELLE CLASSE ÉCOLOGIQUE. Bruno Latour, Nicolas Schultz. 96 pages. Les empêcheurs de tourner en rond, 2022. Cote 32.
Il y eut des rois, puis il y eut des bourgeois qui devinrent libéraux et parfois socialistes. Et il y a des écologistes et une seule planète. Les auteurs constatent la présence déterminante de l’écologie dans la pensée moderne, en considèrent les freins et les avancées. Une de leurs analyses distingue la production, soit la création économique d’un produit, de l’engendrement qui lui ne peut exister que dans les limites de l’habitabilité, du vivant.
Une réflexion intelligente (mais un peu orientée) sur un des débats les plus actifs de nos sociétés actuelles.

 

OLLON NE CÉD(E)RA PAS. ÉPOPÉE D'UNE RÉSISTANCE à L'ENFOUISSEMENT DE DECHETS NUCLÉAIRES. Michel Renaud. 165 p. Editions Mon Village, 2021. Cote 32.Une histoire bien de chez nous ? Peut-être ! En tous cas, une de celles qui se racontent partout, parfois avec succès et de préférence sans violence, quand le peuple n’est pas d’accord. Une histoire bien vaudoise, 14 ans de résistance et une victoire ! Préface de Vassilis Venizelos (qui n’était pas encore un de nos Conseiller d’État).

PATIENT'ELLES, RÉCITS DE FEMMES ORDINAIRES / EXTRAORDINAIRES. Dr. Françoise Thomé, 184 p., Favre 2022. Cote 61.
Apparaît désormais clairement le fait que la médecine a été faite par des hommes pour des hommes, en tenant le plus souvent trop peu en compte des spécificités d’ensemble du corps des femmes. La docteure genevoise Françoise Thomé prend avec élégance, par le récit et le témoignage, le contre-pied de cette tendance. 


POUR L'UKRAINE. Vladimir Zelensky. Recueil de discours prononcés entre le 14 février et le 30 mars 2022, 218 p., Grasset 2022. Cote 32.
Le plaidoyer est connu, le lire est une autre affaire. Vingt-trois discours, martiaux peut-être, patriotiques sûrement, mais aussi empreints de bon sens et d’humanité.

 

 

LE TRIOMPHE DES LUMIÈRES. POURQUOI IL FAUT DÉFENDRE LA RAISON, LA SCIENCE ET L'HUMANISME. Steven Pinker, 637 p. Les Arènes. Cote 3.
Tirant le bilan des quelques 300 ans passés depuis le Siècle des Lumières, Steven Pinker dresse un formidable constat sur la pensée et l’histoire humaines, leurs fondements et leurs réussites les plus essentiels ; mais il fait aussi un appel lucide à la responsabilité universelle. tayé de chiffres et de graphiques, de nombreuses citations et références, la lecture du livre est à la fois magnifique et un peu ardue ! Mais si c’est pour lire, avec style et élégance, combien nous avons progressés à améliorer la condition humaine et ce qu’il nous reste à faire, pour qu’elle perdure, cela en vaut largement l’effort.    

 

Pays-d'Enhaut :

COMME ON DIT CHEZ NOUS – GLOSSAIRE DES MOTS DU PAYS-D'ENHAUT                                                                                       

Un bel ouvrage agrémenté de magnifiques photographies et illustrations, édité par le Musée du Pays D’Enhaut.  Savourez les mots et les tournures de phrases du patrimoine linguistique de notre jolie région. Ils n’auront plus de secret pour vous … « L’été dernier, le Jules des Praz a donné en bas et maintenant il est si faible qu’il a la djurlette.»  



cu :
15 HISTOIRES D'EXPÉDITIONS INÉDITES. Sarah Marquis, 220 pages, Michel Lafon 2022. Cote 92 vécu Mar.
Est-il encore besoin de présenter Sarah Marquis ? Et bien oui, parce qu’elle change ! Parce que son histoire d’exploratrice devient aussi une histoire d’exploration de soi et de lien à la nature, dans la hauteur de l’âme. Si la barrière au fond du pré ferme votre horizon, lisez Sarah Marquis.

 

LECONS D'UN SIÈCLE DE VIE., Edgar Morin, 147 p., Hachette 2021. Cote « 92 vécu Mor ».
Peut-on lire avec la même lumière un joyeux centenaire ou un fringant trentenaire ? Pourquoi pas !
Peut-on aimer du même bonheur un philosophe ou un livre d’image ? Pourquoi pas ! 
Edgar Morin célèbre ses 100 ans en portant un regard lucide, honnête et plein de charme sur sa vie, et sa vie dans le monde. Il partage avec modestie quelques leçons de vie, par exemple s’accommoder de l’imprévu et de l’erreur : pour pouvoir voir plus grand. Ou encore appréhender la complexité : tranquillement. Et enfin vivre l’humanisme comme une hygiène mentale. Il le dit en introduction, il ne donne de leçons à personne : il partage ce que la vie et ce qui la compose lui ont appris.
Un livre débordant de lucidité et d’amour souvent, généreux et facile à lire, qui se met dans la poche de l’avenir, même à 100 ans !
Notez, qu’Edgar Morin a encore publié deux autres livres depuis. Si vous avez aimé celui-ci, faites-nous vos suggestions d’achats ; nous les mettrons à votre disposition.

POURQUOI NOUS VIEILLISSONS ET POURQUOI CE N'EST PAS UNE FATALITÉ. David A. Sinclair, 432 p., Quanto, 2021. Cote 61.
Un livre extraordinaire … et un peu compliqué.
Les études sur le vieillissement sont la part congrue (si petite) des études scientifiques sur la santé, lesquelles se concentrent surtout sur les maladies et leurs guérisons, mais plus rarement sur la prévention et sur le fait de vieillir en bonne santé – ce qui évite pourtant lesdites maladies, et nous coûtera bien moins cher. Premier constat : il n’existe pas de gêne du vieillissement. Donc nous ne sommes pas programmés pour vieillir. Deuxième constat : les causes du vieillissement sont connues (et c’est là que c’est assez technique, « de la biologie, en veux-tu, en voilà ! »). Mais ce qui ralentit le vieillissement – nous n’en sommes pas encore à l’éviter complétement ! – est connu aussi. Une hygiène de vie bien sûr, mais étudier les populations où il y a beaucoup de centenaires a entre autres livré quelques clés, des produits efficaces pour qu’à priori, centenaires, nous y parvenions toutes et tous. Avec ou sans produits, l’augmentation de la longévité est une évolution déjà en cours, inéluctable. L’espérance de vie augmente, beaucoup et partout, merci à ce qui rend cela possible. Alors, troisième constat : quel avenir avec de plus en plus de personnes âgées et avec, nous l’espérons toutes et tous, leur bonne santé et leur sagesse ? L’auteur est un humaniste et le livre s’adresse aussi – c’est sa vraie richesse ! – aux multiples conséquences, à maints égards bénéfiques, du vieillissement.

PETITE. Sarah Gysler, (Éditions Équateurs, 2018. Côte 92 Vécu). Autobiographie.

« Au fond, le monde appartient à celles et ceux qui rêvent tôt ! » Page 107.

Vous ne voyagerez probablement pas comme Sarah, sans argent, et encore moins actuellement. Mais vous pouvez chevaucher son rêve et vivre avec elle une de ses aventures.

C’est une jeune fille d’Épalinges, qui prend son baluchon et qui s’en va. Sans un rond, pour oser le voyage sans argent. Décision inconsidérée ou ouverture vers un plus grand destin, c’est surtout – pour elle déjà – une forme de retour à soi. C’est tout autant un départ à la rencontre de la nature humaine, telle qu’elle est par-delà les contingences matérielles ou la peur de manquer.
Par une écriture ferme et limpide, souvent drôle, Sarah Gysler raconte pourtant des choses difficiles. Une enfance recomposée et une adolescence cabossée, puis un voyage un peu fulgurant. Leçons de courage et de progrès, d’amour souvent, de lâcher prise parfois, d’apprentissage et de vécu de l’expérience, son livre se lit comme une aventure : c’en est une !
Et des plus belles parce qu’édifiante ! Il y a les petits trucs du voyage sans le sou, mais aussi le grand cœur de celles et ceux qui savent la solidarité plus grande que nos besoins. Il y a la survie et un regard net mais ouvert sur les travers du monde. Et il y a une histoire personnelle à vivre et à grandir, à dépasser parfois, à créer surtout et à aimer si c’est réussi (ou pas), mais pour faire mieux ! Le monde n’est-il pas à notre porte et à notre portée ?
L’auteure a un côté espiègle qui se laisse joyeusement lire …
Peut-être avant de se laisser rêver à partir, avec elle ou avec d’autres, avec soi-même ou vers d’autres devenirs, avec ou sans argent, voyage en soi ou voyage à lire.


La bibli reçoit avec plaisir vos suggestions d’achats !

https://www.biblio-pe.ch/

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